Ligne 18 : Les élus pris à leur propre piège.

Après avoir dit pendant des années que le métro était la seule solution aux problèmes de mobilités, Valérie Pécresse et François Durovray, vont-ils laisser les usagers du plateau de Saclay sans transports efficaces pendant dix ans ?

Depuis la mise en œuvre du Cluster Paris-Saclay, les élus pro ligne 18 n’ont eu de cesse de promouvoir le métro en en faisant la colonne vertébrale du projet. Cette ligne à elle seule devait répondre aux besoins des nouvelles entreprises et écoles qui s’y installeraient. Elle fut même utilisée comme argument clé dans la décision de déménager nombre d’établissements.

Mais voilà, l’État a modifié le calendrier de la ligne 18, prévoyant son achèvement à l’horizon 2027 (ce qui signifie pas avant, mais peut-être après). Dans un ultime baroud d’honneur, le Conseil Départemental de l’Essonne a adopté en Janvier une motion menaçant l’Etat de geler la réalisation des infrastructures prévues, si la ligne 18 n’était pas mise en service dès 2024.

Cette posture politique pourrait avoir rapidement des conséquences inverses à l’effet désiré. Certains établissements commencent à faire machine arrière et souhaitent différer leur arrivée sur le plateau. La mayonnaise avait déjà du mal à prendre entre grandes écoles et université, il n’est pas certain que ce nouvel épisode améliore la situation. L’échec du cluster serait alors un gigantesque gâchis d’argent public.

Pourtant la ligne 18 n’est pas la réponse aux besoins de transports et risque même de signer à terme la disparition des terres agricoles. Les associations de défense du plateau et Europe-Ecologie-les-verts en ont fait la démonstration à plusieurs reprises. Non seulement d’autres solutions sont possibles, mais elles sont souhaitables. Moins chères, plus rapide à réaliser, dimensionnées aux besoins, elles ne mettront pas en danger l’identité agricole du plateau de Saclay. Certaines propositions que nous avons portées, comme les liaisons téléphériques plateau/vallée, ont d’ailleurs été reprises par les collectivités, finalement bien conscientes que la ligne 18 est une ligne de prestige, qui ne répond pas à l’ensemble des besoins.

Pour Europe-Écologie-Les-Verts, la Région et le Département doivent prendre des mesures à la hauteur des enjeux. L’abandon de la ligne 18 financée par l’Etat, permettrait, dans le cadre d’un plan d’urgence Etat-Région-Département, de lancer rapidement de nouvelles infrastructures de transports UTILES conjointement à la rénovation du RER B.

Il est urgent d’agir !

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